Covid : maladie, ou symptôme ?


Tout le monde sait ce qu’est une maladie et un symptôme. Ce sont les maladies qui  causent des symptômes. Et dans le cas de certaines infections, ce sont ces symptômes et leur combinaison qui leur sont propres qui permettent l’identification de la maladie et donc son traitement.

Lorsqu’un médecin soigne, il traite la maladie dans son ensemble. Il ne se contente pas de soigner symptôme par symptôme. Le cas de cette crise « sanitaire » d’ordre mondial est très particulier. Est-elle une maladie ou le symptôme d’un mal plus profond ?

– Un peu d’histoire –

Le premier cas aurait été détecté au début de décembre 2019, en Chine. Ici, deux études scientifiques s’opposent : une première disant que le virus serait apparu entre octobre et décembre dans la région de Wuhan, et une seconde dont les auteurs affirment avoir retrouvé dans des échantillons d’eau prélevés à Barcelone datant de mars précédent, des traces de la maladie.

Pour ainsi dire, nous ne pouvons être sûr de rien de ce qui nous est dit. Plus tard en ce mois de décembre 2019, les médecins chinois commencent à tirer la sonnette d’alarme. En effet, plusieurs hospitalisations ont déjà lieu. Fin janvier 2020, 10 000 contaminations et plus de 210 décès sont décomptés en Chine.

En France, les premiers cas officiellement recensés le sont à partir du 24 janvier, d’abord à Bordeaux, puis à Paris. Les confinements suivnt aux dates respectives du 17 mars, 30 octobre 2020 et 3 avril 2021. Au cours de cette année, notre pays, tout comme d’autres, essuie le passage de plusieurs souches de virus différentes : les variants.

Anglais, Californiens et désormais Indiens, ces différents variants se propageant toujours à travers le monde par l’intermédiaire des flux humains. Au 5 juillet, 3,4 millions de morts sont dénombrés dans le monde, dont plus de 110 000 en France.

– De la science et de la logique ? –

Si cette crise doit être définie en un mot, ça serait « hystérie ». Mauvaise interprétation des chiffres, désinformation en tous sens, absence de réel débat scientifiques, diabolisation, culpabilisation, beaucoup s’accordent à dire que le virus nous rend fous. Mais est-ce réellement le cas ? Où l’étions-nous déjà avant cela ?

Dans l’œil du cyclone, se trouvent les scientifiques, qu’ils soient médecins ou autres. À leur sujet, il y a beaucoup à dire. Un manque d’humilité flagrant s’est révélé chez eux. “La faute aux journalistes“, va-t-on dire puisque c’est sur les plateaux de télévision qu’ils se sont le plus illustré.

Parmi eux, il y a des noms comme Karine Lacombe, Alain Fischer ou encore Martin Blachier. Ils savent être de beaux et grands modèles de la méritocratie républicaine, acceptant sans vergogne la Légion d’honneur comme récompense de leur obéissance nauséabonde.

De concert avec les politiques, ils ont enchaîné les prises de décisions mauvaises, d’ailleurs sans grand fondement scientifique. Certaines mesures phare sont à mettre en exergue. Dans un premier temps, la mise en place du confinement de toute la population dans son lieu de vie.

L’épidémie de covid est la seule de l’histoire du monde ou les personnes saines ont été empêché de sortir de chez elle, sous prétexte que les asymptomatiques pouvaient transmettre le virus. Le résultat de cette décision est catastrophique.

Sur le plan économique, tout va mal et ça ne va pas s’arranger à l’instar du fameux plan de relance américain de Joe Biden, que certains économistes craignent déjà qu’il soit source d’inflation et de dettes record. Sur le plan humain, le bilan est là aussi catastrophique. L’enfermement à causé de grave problème dans une société qui était déjà proche de la saturation et fait poindre aujourd’hui une crainte très forte d’un nouveau confinement.

Tout est bon à prendre pour en empêcher un nouveau, y compris rendre la vaccination obligatoire. Un autre exemple de décision douteuse concerne le maintien des flux humains mondiaux. Le virus s’est propagé à grande vitesse à travers le monde. Or, si confiner  les gens chez eux était une erreur, la fermeture totale et entière des frontières n’en été pas une.

Le virus ne se serait jamais propagé sur la planète et il est inutile de parler de la propagation des variants. Le spectre du repliement sûr soit et de l’enfermement fut agité et le débat enterré avant même qu’il n’est lieu. Et pour finir, la vaccination. Pourtant, les chiffres parlent d’eux même. Mais il faut prendre le temps de les regarder.

Les cas de morts dues à des comorbidités sont rarement mis en avant, de même que la proportion de décès par âge ou par nombre de contamination. Pourtant, lorsque ces chiffres sont observés de plus près, nous découvrons par exemple que 92 % des personnes décédés de la covid entre le 1 mars et le 1 juillet 2021 avaient plus de 65 ans.

De ces chiffres, rien ne va en faveur d’une vaccination obligatoire généralisée, pourtant la question se pose en haut-lieu. Des arguments fallacieux allant dans le sens d’une obligation sont régulièrement mis en avant. L’un de ceux récurant ces derniers jours est celui de la Catalogne. Là-bas, la moyenne d’âge des nouveaux cas est de 26 ans.

Ce sont donc principalement des jeunes qui sont touchés, mais combien d’entre eux sont morts ? Combien encore se sont rendu à l’hôpital et sont désormais en lit de réanimation ? Réponse, si ce n’est aucun, très peu. Sur le plan purement scientifique, la généralisation de la vaccination pourrait engendrer de gros problèmes.

Quelques explications s’imposent. Prenons une boite de pétri avec la souche d’une maladie quelconque et toute la nourriture nécessaire à sa reproduction. Parmi les individus de la maladie présents, nous savons qu’il y a un mutant qui est résistant aux traitements généralement utilisés pour traiter ladite maladie.

Avant inoculation du traitement, cet individu mutant doit partager sa nourriture avec ses confrères. Il y a compétition. Après l’application du remède, tous les représentants vulnérables meurent. Et de ce fait, le mutant dispose de toute la nourriture et de l’espace nécessaire pour proliférer de manière exponentielle.

Ainsi, la compétition est éliminée. Après cette démonstration, il n’est pas compliqué de comprendre que l’extension de la vaccination présente un risque que nous pourrions payer très cher.

Tant sur le plan économique, puisque ce seront nos impôts qui payeront la mise à jour des vaccins, que sur le plan de la crise elle-même, si jamais le variant sélectionné était plus dangereux, en terme de contamination ou de mortalité.

– Un peu de nuances –

Prendre un traitement médical n’est jamais anodin même si ce traitement est sur le marché depuis des années. Alors prendre un traitement sorti des laboratoires à peine quelques mois après le début d’une pandémie, qui plus est un vaccin issu d’une nouvelle technologie dans le cas de certain, n’est en rien un choix qu’il faut prendre à la légère et encore moins à imposer à qui que ce soit.

Il est important de rappeler que le vaccin contre l’hépatite B a été soupçonné de favoriser la survenue de sclérose en plaques. La responsabilité de l’Etat a même été reconnue pour des salariés qui avaient reçu cette vaccination, obligatoire compte tenu de leur profession et qui avaient par la suite développé la maladie.

Les études ont montré qu’ils existaient des associations possibles entre les deux faits, ne signifiant cependant pas l’existence de liens de causalité entre la vaccination et le développement de sclérose en plaques. Mais en épidémiologie, une absence de preuve n’est pas une preuve d’absence. Les polémiques autour des vaccins ne sont pas que française.

En Allemagne, c’est le vaccin DT Polio qui est suspecté de provoquer des nécroses cutanées, aux USA, c’est celui contre la coqueluche qui pose des problèmes. En Angleterre, c’est le vaccin ROR (rougeole oreillon rubéole), etc. Mais ces vaccins sont sur le marché depuis longtemps, ce qui n’est pas le cas pour les vaccins covid.

Malgré la quantité de personnes vaccinées, le recul reste très faible. La méfiance de la population est donc légitime.

– Une dérive totalitaire –

Comment manipuler aisément une population ? S’il fallait un jour écrire un petit manuel de la manipulation des masses, les chapitres principaux seraient dédiés à la culpabilisation et au développement de la peur. Et pour y parvenir, rien de tel que de ressasser constamment la même histoire.

Voilà un an qu’il n’y a pas un journal radio, télé ou papier qui ne consacre pas au moins un article à la covid par jour. La rengaine est toujours la même : nombre d’hospitalisations, nombre de mort, fermeture des écoles, départ en vacances, confinement, déconfinement, reconfinement, etc.

Pour filer la métaphore du livre, une grosse partie de celui-ci serait dédiée à la menace sur les restrictions de libertés, qu’elles soient en lien avec la vie sociale ou le professionnel. L’exemple actuel parle de lui-même, avec l’obligation vaccinale qui est désormais dissimulé derrière des menaces à peine voilées d’interdiction de se rendre dans des lieux publiques ou encore de licenciement.

L’apartheid sanitaire est en place. Au point où nous en sommes, autant réinstaurer tout de suite l’étoile jaune et les camps d’exterminations.

– « Diviser pour mieux régner » –

Les libertés individuelles n’ont jamais été aussi malmenées en France depuis 1945. On nous parle de responsabilité civile et d’égoïsme. Quitte à rendre la vaccination obligatoire, autant interdire le tabac, l’alcool, les pesticides, les perturbateurs endocriniens et autres substances cancérigènes.

Pour rappel, la TVA sur le tabac rapporte 14 milliards d’euros au gouvernement. Le tabac, c’est aussi 75 000 morts par an, soit presque autant que la covid dans le même temps. Le raccourci est facile, mais toute cette histoire ne serait-elle pas une histoire de gros sous ? C’est le monde à l’envers.

Dans la rue, la colère gronde. Mais pas comme nous nous attendrions qu’elle s’exprime. Alors que le gouvernement enchaîne les erreurs et les décisions incohérentes avec la réalité comme celles décrites un peu plus tôt, les bons citoyens de la république française se retourne contre des Français qui refusent de se laisser abuser et qui essayent de réfléchir à ce qui leur est dit avant de prendre des décisions qui pourraient impacter leur vie toute entière.

Le mal n’est jamais aussi bien fait que lorsque la personne qui le fait est persuadé de faire le bien. En agissant comme elle le fait, la république créer une fracture de plus dans la population, dressant les gens les uns contre les autres un plus chaque jours. « Diviser pour mieux régner », tel devrait être la devise de la république française.

Mais ces décisions et ces comportements que nous observons pour la crise sanitaire actuelle sont les mêmes observés pour la crise écologique ou pour la crise migratoire. Les décisions sont prises sans consultation, ignorant toute logique et systématiquement dans le sens du mondialisme.

La covid n’est qu’un symptôme parmi d’autres d’une maladie qui nous menace tous réellement : le mondialisme. Mais il n’est pas vertueux, il est totalitaire et n’a pas de place pour ceux qui ne sont pas en accord avec ces préceptes.

– Le combat continue –

Devant tout ça, il est humain d’être en colère, d’avoir peur non seulement pour sa vie, mais aussi pour celle de sa famille. Ce qui se passe n’est pas normal à bien des égards, mais c’est le fruit de plusieurs siècles de manipulation en tout genre.

Soyons clairs, l’arme de nos ennemis n’est pas une machine infernale qui prendra le contrôle de nos esprits à l’aide de la 5G, ou encore de nanorobots qui nous seraient injectés dans le sang via les vaccins. Non, c’est une machine invisible qui nous laisse notre libre-arbitre, presque fictive, fonctionnant à la recherche de l’accomplissement de soit, la peur et la culpabilisation.

Cette machine fait appel à nos sentiments humains les plus profonds. Elle nous fait miroiter notre potentiel surhomme et la puissance dont il disposerait s’il se laissait faire par le système. Elle nous culpabilise d’agir dans un sens ou dans un autre, nous forçant parfois à nous couper des sentiments humains dans un effort désespéré d’y échapper, au point de nous rendre presque insensibles.

Combien de fois avons-nous entendu des phrases telles que : «Si ça continue, je partirai ! » ou encore « il faut nous isoler du monde, créer des communautés ». Quelle énorme erreur nous ferions là. Le Seigneur fait de nous des apôtres par le baptême. Nous sommes indissociables de Lui.

S’enfermer ainsi serait comme enterrer nos richesses jalousement dans la crainte de les perdre. En agissant ainsi, nous n’accomplirions pas la volonté Divine. Nous ne partagerions pas les fruits de La Vérité que nous recevons tous les jours. Alors, à ce moment, nos ennemis remporteraient la guerre.

Nous ne devons jamais céder à la peur, ce n’est qu’ainsi que nous nous sanctifions et que nous donnons la possibilité à d’autres le faire. Notre foi est mis à l’épreuve. À nous de nous trer dignes de la cause pour laquelle nous nous battons, pour Dieu, le Roi et la Patrie..

James CASTEL

L’écologie, arme des mondialistes


Qu’est-ce qu’être écologue, et qu’est ce que l’écologie ? Faites le test, baladez vous dans la rue et demandez aux passants une définition de l’écologie. Dans la majeur partie des cas, vos interlocuteurs vous répondront que c’est le respect et l’entretien de la Nature, la lutte contre le gaspillage, la réflexion sur le monde de demain, la protection de l’environnement et le développement durable.

De « A » à « Z », c’est faux. Il faut tordre le coup à ces idées reçues, et du même coup à ceux qui colportent ce genre d’ineptie ; au hasard, les journalistes et les politiques. Car l’énumération des réponses possibles à la définition de l’écologie un peu plus haut dans le texte, ne vient pas de nulle part.

Et pour cause ! Ces choses ont été dites et redites au travers d’articles, de reportages et de programmes politiques pendant des années. Cet article y reviendra.

Pour ne pas faire attendre davantage, voilà une définition succincte et exacte de ce qu’est l’écologie : c’est la science qui vise à étudier et comprendre les relations des organismes entre eux, et des organismes avec leur environnement. Il s’agit par cela de comprendre la répartition des espèces dans le temps et l’espace aux seins des écosystèmes (un écosystème étant la somme de tous les paramètres biologiques et environnementaux d’un espace donné).

C’est une matière pluridisciplinaire. Y est fait de la biochimie, de la génétique, de l’éthologie, de la géologie etc. Un écologue est donc un scientifique capable de voire ces fameuses relations, de les comprendre et de les expliquer à l’aide de connaissances venant des différentes disciplines citées précédemment. Alors pourquoi aujourd’hui, l’écologie est elle aussi loin de sa définition de base, comment ça s’est produit, et pourquoi ?

“Écologie”, “développement durable” et “biodiversité” sont des termes au service de la géopolitique. Nous le constatons en particulier depuis 1992, date de la Conférence des Nations unies sur l’environnement et le développement (dite “Sommet de la Terre”) organisée à Rio de Janeiro, dont va être tiré un texte avec de grands principes et des définitions basé sur des faits scientifique. Parmi eux le concept de biodiversité ainsi que celui de développement durable.

En ce qui concerne la biodiversité, elle consiste en la variabilité des organismes vivants et des écosystèmes. Il faut la voir comme un tissu avec des fils qui se mêlent et s’entremêlent, en mouvement constant, avec des fils qui apparaissent et disparaissent et dans lequel nous, les Hommes, sommes totalement intégrées.

Ainsi, en précisant ce dernier point, les participants de la convention ont cherché à mêler à la biologie, l’économie, la sociologie et l’anthropologie. Montrer que l’Homme influence le monde qui l’entoure en somme.

Par la suite, d’autres traités internationaux se baseront sur ces définitions pour mettre en place des mesures sur le plan international et national. Protocole de Kyoto, convention de Johannesburg, cop21, tant de texte visant à imposer des choses aux gouvernements et aux populations des pays signataire.

Pourtant, c’est bien souvent que des voix s’élèvent chez les défenseurs de la nature pour protester, et pour le coup à raison. En effet, rare sont les traités qui sont suivis à la lettre. Le meilleur des exemples reste le Protocole de Kyoto. Cherchant à réduire les émissions de gaz à effet de serre, le protocole est un succès en demi-teinte.

es États-Unis ont décidé de ne pas le suivre malgré leur signature dans un premier temps et le Canada en sortit en 2011, et inutile de spécifier que les pays émergents de l’époque, comme la Chine et l’Inde n’en n’ont jamais tenu compte. Il est pourtant reconduit en 2012, sans que cette fois-ci, la Russie, le Japon et le Canada ne signe l’accord.

Le protocole est définitivement enterré par les accords de Paris en 2015. Là encore, ces accords sont plus basé sur le caractère volontaire des actions de réduction des émissions de CO2 que sur un aspect juridiquement contraignants.

Facile donc de prédire l’échec de ces accords au niveau mondial. Facile aussi de prédire ou ils auront le plus d’impacts : les pays les plus sensibles à la cause écologique, c’est-à-dire les pays occidentaux. En effet depuis presque trois décennies désormais, on assiste régulièrement à des campagnes de culpabilisation des populations occidentales en ce qui concerne leur impact sur l’environnement, et ceux via notamment le concept de développement durable.

Sur le principe, celui-ci est simple et louable : faire en sorte que l’utilisation des éléments constitutifs de la biodiversité n’entraînent pas son appauvrissement à long terme. Ainsi, on accuse les pays développé de trop consommé, de trop dégradé, de trop produire. Et l’entourloupe est la même qu’a l’accoutumé, le développement durable n’existe que pour certains pays. Et dans l’affaire qui en pâtit le plus, les populations.

Dans l’entreprise de culpabilisation ne sont pas concerné que les gaz à effet de serre, le nucléaire et la gestion des déchets le sont aussi. Ironique lorsqu’on sait qu’un pays comme la France ne produit que 0,9 % des émissions de CO2 mondiale et que le nucléaire, dont la France est à la pointe, est pour l’instant la seule alternative viable aux énergies fossiles.

Encore plus ironique, lorsqu’on sait que les générations passées qui vivaient en campagne ne produisaient quasiment pas de déchet, mieux encore recyclaient quasiment tout et que c’est avec l’arrivé de la société de consommation, que nous devons aux mondialistes, que la production de déchet à explosé. Ces même mondialistes qui aujourd’hui font de grandes déclarations sur la maison qui brûle et le faite que nous regardons ailleurs.

Parmi les auteurs de cette culpabilisation, se trouvent les prêcheurs de la pensée progressiste, défendant corps et âmes la biodiversité d’un coté, et de l’autre militant activement pour tout un tas de belles avancées sociales, tel que l’avortement dans les années 1970, ou encore l’euthanasie la PMA et la GPA récemment. Disposition qui pourtant, sont par définitions contre nature. Et oui !

Il ne faut pas oublier qu’il s’agit ici d’intervenir de manière artificielle dans le cycle de vie d’une espèce, en l’occurrence l’espèce Humaine. Par conséquent, ces mesures sont contradictoires avec le projet de défense de la vie que les écologistes essayent de nous imposer. Comme on dit : charité bien ordonnée commence par soi-même.

Contradictoire certes, mais pas aux yeux de tous. En somme, doctrine écologiste et progressisme ne sont qu’un seul et même combat, deux facettes d’une seule et même pièce, visant à anéantir les populations occidentales sous le poids de leur culpabilité environnementale dans un premier temps, et détruire le peu de modèle traditionnel restant dans un second, malgré l’évident caractère antinomique des deux combats.

Comment répondre ? Oui, nous avons un problème de réchauffement climatique, oui, nous avons un problème de disparition d’espèces dans le monde. Les faits sont là, les chiffres sont là, et même si les prédictions se révèlent souvent fausses (celle du GIEC par exemple), elles ne le sont jamais entièrement et décrivent une tendance à la dégradation des espaces d’habitations des êtres vivants, à une diminution inquiétante de leur nombre dans certains cas et à un réchauffement globale plus ou moins important, est-ce grave dans tous les cas, c’est une autre question.

Les conséquences de la mondialisation

Mais comme d’habitude, ces modifications tiennent plus de la mondialisation qu’à autre chose. Les exemples ne manquent pas, au hasard la chasse à l’éléphant en Afrique. Il paraît évident qu’il est plus difficile de tuer un éléphant de six mètres avec une lance traditionnelle africaine qu’avec un fusil de chasse importé. Selon le site de la WWF, on estime la population d’éléphant à près de trois millions au début des années 1900, et à quatre-cents quinze mille aujourd’hui. Entre temps, est passé la gauche universaliste mondialiste et porteuse de civilisation…

Mieux encore, le paysan qui cultivait son champ de pomme de terre en 1850 à la main et avec des animaux polluait-il plus que celui qui aujourd’hui utilisent des engrais chimiques et un tracteur fonctionnant à l’essence ? Évidemment, il est aujourd’hui inconcevable de demander à un agriculteur de s’occuper seul de ses centaines d’hectares de champs à la main.

S’oppose à lui le manque de main d’œuvre. En 1955, la part de l’emploi agricole dans l’emploi la totale était de plus de 30 %, en 2000, elle était d’à peine 5 % (Sources : SCEES et Insee, recensements agricoles et séries d’emplois de la comptabilité nationale). L’exemple des agriculteurs est frappant, mais il n’est pas le seul, de nombreux autres métiers sont concernés.

Mais où cette main d’œuvre peut, elle bien se trouver désormais ? La réponse est simple, sous l’impulsion de la mondialisation, les populations ont quitté les métiers manuels pour se diriger vers les métiers du tertiaire, privilégiant les métiers favorisant la consommation, plutôt que la production.

L’objectif était double, détruire les métiers manuels dans l’imaginaire collectif, en en faisait des métiers ingrats, mal payés et pour ignorant faisant disparaître les moyens de production dans les pays occidentaux, et créer des besoins nouveaux, permettant une consommation encore plus excessive. Le tout en mettant en concurrence des populations séparé par des milliers de kilomètres, l’une plus rentable que l’autre parce que moins chère et pas soumises aux mêmes contraintes environnementales.

La critique est facile, mais alors quelle solution adopter ? Trois mots « tradition », et « vivre Français ». Prenons modèle sur les aînés de nos aînés. Les exemples cités précédemment parlent d’eux même, la mondialisation à amené la déconstruction du modèle traditionnelle basé sur la production locale et par conséquent la flaupé de catastrophes qui ont suivi.

Il ne s’agit pas de reproduire ce modèle à l’identique, celui-ci ayant montré ses limites puisqu’abandonné progressivement, mais d’au moins s’en approcher, et même de l’améliorer. Ce modèle serait bien plus compatible avec beaucoup de revendications moderne sur le bien-être et sur le bonheur.

La France est aujourd’hui soumise à une pensée unique et dont l’écologie n’est qu’une des très nombreuses armes. Cette pensée est colportée par certains personnages qui n’ont cessé de nous mettre des bâtons dans les roues depuis des décennies. Nous avons perdu nos moyens de production et par conséquents nos moyens de faire entendre la voix du peuple Français dans le monde.

Nous avons acquiescé lorsque nous avons été désigné coupables par les tribunaux progressistes et nous sommes laissé condamnée à payer pour quelque chose dont nous ne sommes pas responsables. Notre pays n’est plus que l’ombre de lui-même et comble de l’horreur, c’est bientôt l’entièreté de notre civilisation qui disparaîtra au profit d’une gouvernance mondialisé sans aucun respect pour le sacré.

Quand cela cessera-t-il ? Pouvons-nous encore l’empêcher ? La déification de la nature est-elle le point d’honneur à la déconstruction des sociétés occidentales ? La nuit est sombre et va durer, il ne tient qu’à nous d’allumer un feu suffisamment fort pour l’éclairer, et rallumer les étoiles dans le ciel.

James CASTEL

Tribune : Jeunesse, debout !


Pour toi, jeune français qui te demandes quel sens donner à ta vie ! Tu erres dans les méandres de ta conscience, te demandant quel destin sera le tien, contemplant d’un air navré le monde qui t’entoure et que tu ne comprends plus… À quoi bon ?

À quoi bon être sur cette terre finalement, si ta vie n’est rythmée que par ta paie en fin de mois ou par le nombre d’aventures éphémères que tu collectionnes, si tu as l’impression qu’elle perd de son sens lorsque l’on te lâche un « Vu. » ou qu’il n’y a plus de bière en fin de soirée ? À quoi bon rêver lorsque tout semble aller contre ton idéal, lorsque ton cœur ne bat plus que pour supporter le poids des circonstances qui semblent mal augurer de l’avenir ? À quoi bon lutter lorsque tu te crois isolé contre une armée de fossoyeurs qui au fil des jours, enterrent ce pays pour qui tes aïeux ont parfois donné leur vie ?

« Mort pour la France » : ces quatre mots gravés sur les stèles de pierre gisant ici et là dans nos villes et nos campagnes, témoignent du sacrifice suprême de ces français, tombés au champs d’honneur pour leur pays, tombés pour la liberté, morts parce que plus que personne, ils croyaient en la vie !

Or, nombre d’entre eux se retourneraient dans leur tombe s’ils voyaient maintenant l’état du pays pour lequel ils ont tout donné. Ont-ils laissé une veuve et un orphelin pour que l’on insulte leur mémoire ? Ont-ils souffert le martyr pour défendre jusqu’au bout ce drapeau sur lequel certains crachent maintenant sans que personne ne s’en émeuve ? À quoi bon être mort pour défendre des frontières qui sont aujourd’hui bafouées sans inquiéter quiconque ?

Comment lutter néanmoins ? Comment faire face à tous ces gens qui veulent te dégoûter d’exister, à tous ceux qui te traitent de xénophobes parce que tu es fier d’être français, à tous ceux qui te traitent de raciste parce que tu apprécies ton histoire et ta culture, à tous ceux qui te prennent pour un arriéré lorsque tu crois aux valeurs du mariage, à la famille traditionnelle ou que tu considères que l’homme et la femme sont différents, à ceux qui se moquent de toi parce que tu es simplement fier de qui tu es !

Relève la tête, et ose leur dire dans les yeux que non ! Tu ne baisseras pas les yeux face à leurs insultes ; non ! tu ne t’abaisseras pas face à leur lâcheté ; non ! tu ne cèderas jamais pour satisfaire leurs caprices ; non ! le pays dont tu rêves n’est pas mort et ne le sera jamais tant qu’il y aura des hommes et des femmes pour croire encore en lui !

Ignore tes détracteurs ! Il n’auront de cesse de te mépriser, de te conspuer et de s’acharner contre toi jusqu’ à ce que tu craques. Nous sommes humains avant tout et la peur nous contraint souvent à ne pas prendre de risques. La peur n’éloigne cependant pas le danger comme le dit l’adage. A défaut de beauté, seule la volonté sauvera le monde et lorsque l’on veut, on peut ! Si tu as la volonté au plus profond de toi-même de faire de ta France le pays dont tu rêves, il n’y a qu’une solution : sors de ta routine et bats-toi ! … A l’aveuglement et à la lâcheté se substitueront la lucidité, le courage et l’honneur ! Tant que la frange d’or de notre idéalisme subsistera dans le nuage noir du désespoir, le combat ne sera jamais perdu.

Nous avons tous des raisons plus personnelles de nous engager et des êtres chers pour qui nous serions capables de nous battre jusqu’au bout : songe à tes parents qui t’ont donné la vie, à cette fille que tu aimes à la folie ou à ce garçon à qui tu diras oui, aux sourires de tes enfants qui seront fiers de qui tu auras été, aux camarades avec qui tu as fait les quatre-cent coups, aux amis à qui tu donnerais tout, aux anciens qui t’ont tant transmis, à tous ceux qui pour toi et pour que la France reste la France, ont un jour donné leur vie…

Si tu ne le fais pas pour toi, fais-le au moins pour eux ! Sois comme ces soldats pour qui la liberté n’a pas de prix et qui sont prêts à tomber plutôt que de laisser tuer leurs frères d’arme ! Cet exemple de sacrifice suprême n’est qu’image mais reflète bien un idéal de vie. Ce que tu perds pour avoir défendu ton honneur et tes valeurs, tu le gagneras dans le cœur de ceux qui sauront reconnaître ta juste valeur ! Sois fier simplement de ce en quoi tu crois, de ce que firent tes aïeux et fais en sorte que tes enfants puissent un jour se souvenir de ce que tu auras un jour fait pour eux.

Être fier et engagé

Réveille ton âme de militant qui sommeillait peut-être avant cette semaine ! Engage-toi pour servir tes idéaux ! Sois fier d’être celui que tu es alors que tout semble partir à la dérive. Gagne du terrain mètre par mètre sur le champs de bataille des idées, sois un militant convaincu que la victoire est au bout du chemin, et affronte les embûches qui se dressent au travers de ta route !

Mais prends garde ! Le militantisme est un combat honorable si tu ne tombes pas dans les écueils du déraisonnable et d’une hubris — c’est-à-dire une folie de démesure, au sens des anciens Grecs — qui ne te mènerait nulle part ! Sois humble et crois juste fermement aux idées qui t’animent ! Savoure chaque petite victoire comme une récompense qui t’es faite. Tu pourras être fier de ce que tu auras réalisé et d’être une petite pierre ajoutée à l’édifice français. Tu aimes ton pays, tu as la volonté de t’engager et de faire triompher l’idée que tu te fais d’un avenir radieux : alors n’hésite plus, et bats-toi ! Ne reste pas prostré devant tant de misères, sois juste impatient de vaincre et sois en fier !

« L’espérance est un risque à courir » : A toi, français de cœur et enraciné, puissent ces mots de Bernanos résonner dans ton cœur et rythmer le sens que tu donnes à ta vie…

Jeunesse debout !

« Combien de fois sens-tu que tôt ou tard tu vas lâcher, qu’il serait bien plus simple de renoncer […] Relève la tête et ravive en toi la passion ; tu n’es pas seul alors tiens bon ! » (FTP).

Michel DURAND

Vers la droite conquérante


Partout en Occident, la droite change de forme, elle était une élite, une bourgeoisie, elle faisait du libéralisme son combat premier… Elle redevient, aujourd’hui, un porte-voix du patriotisme et de l’enracinement, un état d’esprit à contre-courant des lubies de la Modernité.

De Trump à Orban, les populistes nous montrent la voie à suivre.

Ainsi, le président américain incarne parfaitement cette transformation de la droite. Il a modifié profondément les idées et les cadres du parti. Son soutien est populaire, plus important qu’en 2016, et plus important que les derniers candidats républicains.

La défaite de la droite compromettante

Le leurre du contrat de respectabilité.

Ce parti républicain des Etats-Unis n’était pas un stratège bien différent de nos Républicains à nous.

En effet, nous avons eu en France, une droite qui portait un message, souvent de droite, mais qui se reniait une fois au pouvoir. Tous se réfèrent à de Gaulle mais tous ont laissé l’Union Européenne et les juges soumettre l’Etat, ont légalisé et banalisé l’avortement, ont négocié de très nombreux traités de libre-échange, ont permis et accéléré les vagues migratoires. Cette droite du renoncement, qui a sans doute commencé avec le général lui-même en Algérie, a eu des victoires électorales indéniables, mais à quoi bon avoir des victoires électorales si, in fine, nos élus réalisent une politique qui est essentiellement de gauche ou centriste ?

Dès lors, la distinction entre droite et gauche n’a été qu’économique, alors même que d’ailleurs, la droite monarchiste du XIXème siècle incarnait le parti des paysans et non celui de la bourgeoisie. Assimiler la droite au (seul) libéralisme est donc une imposture qui est rentrée dans tous les esprits et dont il est très difficile de se défaire.

Comme le dit Eric Zemmour, avec Nicolas Sarkozy « on nous a promis le karcher et on a eu Kouchner ». Alors que Nicolas Sarkozy incarnait en 2007 une droite décomplexée, il a finalement nommé à la tête de certains ministères des personnalités de la gauche. Bien entendu, jamais, ni les médias ni les juges, n’accorderont à Nicolas Sarkozy la récompense de ses compromis, bien au contraire. En voulant s’acheter, de bonne foi, une respectabilité auprès de la gauche, la droite ne récupère que le mépris. Pire que cela, on fait le procès de la droite alors qu’elle a mené une politique progressiste.

Cette quête de la respectabilité a conduit la droite à adopter un discours qui est ou était celui de la gauche. Ainsi, alliée aux centristes, elle va critiquer de façon virulente les mouvements à sa droite pour montrer que « non, nous ne sommes pas extrêmes, nous ». Elle va récupérer des anciens combats de la gauche et les faire siennes. Ainsi, Simone Veil devient une égérie et chaque année l’avortement est célébré comme la-grande-liberté-fondamentale-qu’il-ne-faut-surtout-pas-remettre-en-cause. De même, la parité et la diversité sont devenues la règle dans les gouvernements de Sarkozy et l’égalité entre les hommes et les femmes est proclamée sans arrêt par bien des élus se disant de droite, qui n’hésitent pas, aussi, à subventionner les associations LGBT.

Les combats historiques de la gauche depuis la Révolution française, à savoir la république et l’anticléricalisme sont donc devenus les combats d’une droite qui se perd dans les pièges de la gauche. Pour justifier des mesures qui vont parfois dans le bons sens au nom de la lutte contre l’islamisme, les mots « laïcité » (souvent compris comme laïcisme) et « République » couvrent toutes les lèvres. Ces maux de notre déclin, ont remplacé les mots « France » et « Catholicité ».

Les pièges de la gauche.

La gauche a en effet parfaitement compris que nous tombons facilement dans leurs pièges. Les bolcheviques assimilaient volontairement tous ceux qui n’étaient pas avec eux comme « fascistes » afin de créer une tyrannie psychologique contre nos propres idées. En assimilant les gens plus à droite comme « extrêmes » la droite fait le jeu de la gauche. N’oublions pas qu’aux yeux de la gauche Emmanuel Macron et Manuel Valls sont de droite et que pour les antifas, ce sont déjà des fascistes. La respectabilité de la gauche à notre égard ne viendra donc jamais sauf à devenir des leurs.

Qui-plus-est, la « droite la plus bête du monde », entérine, valide les thèses de la gauche en s’abstenant de revenir dessus ou en les acceptant. Il en est ainsi du mariage pour tous que la totalité des partis ont renoncé à combattre à l’exception de celui de Jean-Frédéric Poisson. Les politiques ne semblent en effet toujours pas avoir compris le phénomène de la pente glissante. Après la légalisation de l’avortement, qui nous présente l’enfant comme un objet dont on peut disposer, il est totalement logique que l’adoption par les couples homosexuels, puis la PMA et la GPA deviennent acceptables pour la société. Quand la droite refuse de combattre le mariage gay, elle permet la loi dite de bioéthique, et l’engrenage recommencera très bientôt. Pour inverser le sens de cet engrenage, il ne faut pas avoir peur de remettre en cause ce qui a été fait, d’où l’importance d’être réactionnaire.

Une situation comparable avec le clergé.

La droite en cherchant à se faire bien voir des autres ne réussit ni à se faire aimer ni à changer la société comme elle le souhaiterait.

Sans doute est-ce un problème générationnel, le clergé catholique est tombé dans le même travers : en cherchant toujours la complaisance des autorités, en évitant de se faire remarquer par le port de la soutane, en abandonnant le combat politique, en se modernisant, en défendant les migrants, en prenant peur des critiques vis-à-vis des manifestations, … elle ne fait que renforcer la déchristianisation de la France. Non seulement malgré tous les efforts du clergé, le commun des français éprouve, aujourd’hui, une totale indifférence, quand ce n’est pas de la haine, vis-à-vis de l’Eglise (par inculture religieuse), mais en plus, cette dernière n’a fait que décevoir ses fidèles. Parallèlement, la Tradition remplit toujours plus les églises de nouveaux convertis et de catholiques découvrant la forme extraordinaire du rite romain. Pourquoi ? Parce que précisément, ce que l’on trouve dans la foi, on ne le trouve pas dans la Modernité.

La voie de la victoire : la droite conquérante

C’est bien en assumant pleinement nos convictions que la victoire peut s’offrir à nous. Un archevêque dont je me rappelle, une fois n’est pas coutume, du sermon a dit une fois « on ne dit pas à sa femme, « je t’aime modérément », parce qu’on l’aime radicalement ; de la même manière, on ne peut pas aimer le Christ modérément, nous l’aimons radicalement ». Ne soyons donc pas des tièdes ! N’ayons pas peur des mots, de notre apparence, de nos convictions, et ainsi et seulement ainsi la droite (re)deviendra conquérante !

Les succès de la droite décomplexée.

Plusieurs exemples nous montrent la voie à suivre.

CNEWS, qui a récupéré de nombreux éditorialistes de droite, a monté considérablement son audience depuis que la chaîne a apporté du pluralisme politique sur le PAF, qui en était bien vide. En évitant toujours les compromissions, Eric Zemmour a toujours bien vendu ses livres et les audiences de Face à l’Info sont passées de 270 000 téléspectateurs au lancement de l’émission à 800 000 en octobre 2020. C’est bien la preuve qu’avec une émission avec un niveau intellectuel nettement plus élevé que dans les autres débats télévisés et avec un discours de droite, l’audience peut progresser. Je ne résiste pas non plus à évoquer cette formidable dynamique de la droite décomplexée de l’internet, qui du « 18-25 » à Papacito en passant par le Raptor dissident a permis de démocratiser la droite hors-les murs et faire connaître ces idées comme la réémigration ou le royalisme. C’est aussi un militantisme incroyable qui a permis de renforcer le message de Donald J. Trump.

S’il a été poussé par la « Trump’s Troll Army », c’est d’ailleurs bien justement parce que le président américain incarne une droite conquérante. Alors que le GOP s’était coupé de sa base électorale en épousant complètement l’Establishment et le néo-conservatisme, Trump se sert de son indépendance financière pour s’opposer frontalement à l’Etat profond américain. Il créé alors un enthousiasme que l’élite n’arrêtera pas, et une fois au pouvoir, il revient sur tous les tabous : il s’adresse directement au peuple sans passer par le filtre médiatique, il assume une politique pro-vie, il construit un mur contre l’immigration, il pousse les Etats-Unis vers l’isolationnisme, il s’oppose frontalement à la Chine… Il ne rechigne pas à nommer des juges conservateurs, ce que la gauche aurait forcément fait pour son camp. Durant tout son mandat et depuis le premier jour, il est attaqué par les médias, la justice et le parti démocrate, mais il répond coup pour coup.

Dans un régime électif, la politique est un conflit permanent. Si la droite l’oublie souvent, la gauche militante, elle, ne l’oublie pas. L’ayant parfaitement compris, Trump ne concède rien et maintient qu’il est victorieux tant que la défaite n’est pas totalement acquise.

De la défensive à l’offensive.

Plus proche de nous, la Hongrie et la Pologne ne concèdent pas à l’Union Européenne qui veut leur imposer son idéologie progressiste. Mieux, ils sont en offensive sur le plan législatif : en réformant la constitution pour inscrire en lettre d’or qu’il n’existe que deux genres, Victor Orban anticipe et combat l’adversaire avant qu’il ne soit sur son terrain. Le préambule de cette constitution* (que je vous invite d’ailleurs à lire) est une véritable offensive pour ne pas faire des hongrois de simples consommateurs individualistes comme ce qu’il déplore des européens de l’Ouest, mais pour en faire des êtres d’esprit enracinés, patriotes et de culture chrétienne. Surtout, Orban n’hésite pas à désigner l’ennemi, c’est ce qu’il fait lorsqu’il légifère contre Soros.

Cette attitude de l’offensive plutôt que de la défensive est bien l’exemple de ce que nous devons accomplir. Ne tombons pas dans les pièges de la gauche, ces sables mouvants qui nous entraînent vers toujours plus de renoncements et d’acceptation de l’inacceptable. Au contraire, ne lui laissons pas le choix des débats de société, imposons nos idées pour que la gauche se défende sur notre terrain !

En définitive, je pense que nous pouvons retenir trois choses : d’abord, nous n’avons pas d’ennemis à droite -le discours des autres banalise ou développe nos idées- ; ensuite, nous devons avancer nos idées sans s’attacher à l’affection des médias et des élites ; enfin, nous ne devons donner aucun gage à la gauche : ne pas hésiter à revenir sur des « acquis », et, tant qu’il reste une issue, ne jamais céder la victoire.

* « Profession de foi nationale de la Hongrie » : https://mjp.univ-perp.fr/constit/hu2011.htm

LMM

Éloge du Puy du Fou : mémoire et beauté


Le Puy du Fou, deuxième parc français, accueillant deux millions de visiteurs par an et élu plusieurs fois meilleur parc du monde1, est un formidable vecteur de transmission de « l’esprit français » que toutes les institutions ont renoncé depuis bien longtemps à inspirer.

Fondé par Philippe de Villiers, alors jeune énarque, rien ne présage au départ de la réussite d’un rêve aussi fou2 ! La Vendée est initialement un territoire peu dynamique et oublié de l’Histoire. Son glorieux passé contre-révolutionnaire n’est pas enseigné. En créant la Cinéscénie, il crée quelque chose de complètement nouveau : à la fois spectacle vivant et son et lumière, il restaure un patrimoine, le château du Puy du Fou et fait vivre la mémoire vendéenne.

Aujourd’hui, le parc s’exporte à l’étranger avec l’ouverture en 2021 d’un grand parc en Espagne et d’autres projets sont à venir. Le Puy du Fou attire des visiteurs de toute la France et au-delà, pas seulement des catholiques, nostalgiques de l’Ancien régime et de la Contre-Révolution, il attire des familles et des amis de différentes sociologies, des gens à gauche comme à droite. Tout ce monde côtoie alors les récits chevaleresques, les romances comme on ne les connait plus dans les fictions modernes, les villages d’époque avec l’artisanat qui revit.

Le parc nous conte le récit de l’Histoire de France que l’Éducation nationale a abandonné au profit de la repentance. Le Puy du Fou, certes par des spectacles romancés, nous redonne confiance dans notre passé glorieux. Le monde moderne, en effet, nous présente le passé comme obscur, le Puy du Fou, par des techniques modernes, nous rend le passé plus lumineux. Il fait naître chez beaucoup de visiteurs des interrogations historiques, qui pourront peut-être mûrir avant de construire de formidables idées : l’époque des rois de France était-elle si terrible ? Pourquoi les Vikings se sont-ils convertis au christianisme ? … Et pour beaucoup de visiteurs, c’est la découverte des massacres commis par la Révolution française.

Surtout, le Puy du Fou, c’est aussi la beauté, et ce par tous les moyens, pas seulement visuels : la musique classique est omniprésente, et l’écriture est parfaitement maitrisée. Le spectacle des Mousquetaires de Richelieu ou la Cinéscénie en sont d’excellents témoins. Pourtant, cette écriture moderne n’est rien à côté de ce que nous avons perdu, mais dans le monde moderne, elle est bien au-dessus de la plupart des auteurs. Villiers, le sachant sans doute, a justement tenu à créer les jardins de la Fontaine pour que les visiteurs écoutent attentivement les fables du poète ! Dans une société du rap, de l’art contemporain et du porno, la Beauté est une immense contre-culture.

Conscients du succès insolent du parc vendéen qui présente légitimement la contre-révolution comme le vrai combat de la liberté, certaines personnes à gauche ont tenté vainement de critiquer le Puy du Fou. Malheureusement pour elles, leur fenêtre de tir est étroite, car rien n’y est laissé au hasard. L’écologie est prise en compte, les produits sont locaux, la fauconnerie du Puy du Fou s’engage dans la protection de certaines espèces et le groupe a créé des écoles pour former ses équipes. Par ailleurs, la société par action simplifiée qui gère le grand parc a pour unique actionnaire l’association du Puy du Fou organisant la Cinéscénie. Les bénéfices sont donc entièrement réinvestis dans de nouveaux spectacles ou financent des associations contribuant au Bien commun.

Ce que les Français ne connaissent plus

En définitive, à travers le divertissement, le Puy du Fou insuffle chez ses visiteurs ce qu’ils ne connaissent plus : la France, la Chrétienté et la Beauté.

Le Puy du Fou est un vrai modèle d’entreprise dont tous jeunes réactionnaires devraient s’inspirer. Oui, il est possible de créer une société qui ait une influence positive sur le monde, il est possible de restaurer l’envie d’apprendre l’Histoire et d’estomper l’image négative de la Chrétienté dans notre pays. La Royauté et la chevalerie font encore rêver les enfants, et un parc comme le Puy du Fou, nous permet de rester ces enfants.

Maintenant, à nous et à vous, lecteurs, de réfléchir à ce qui dans notre univers professionnel ou associatif pourrait nous permettre de contribuer au bien commun. L’entrepreneuriat est une possibilité que nous ne devons pas négliger.

Louis-Marie MAUDUIT

1 — Voir https://www.puydufou.com/france/fr/meilleur-parc-dattraction-du-monde-nos-recompenses

2 — Villiers (de) (Philippe). Le Puy du Fou, un rêve d’enfance. Puy du Fou éditions.

108e pèlerinage de Saint-Anne-d’Auray


Le traditionnel pèlerinage légitimiste de Saint-Anne-d’Auray, dans le Morbihan, s’est tenu dimanche matin, malgré un contexte sanitaire dégradé par la pandémie de coronavirus. Devant une soixantaine de présents, Pierre Bodin, président de l’Union des cercles légitimistes de France (UCLF) a affirmé un discours monarchiste offensif, selon lequel « Dieu est le vrai roi de France, son lieutenant lui [devant] sa couronne, et non à une pure abstraction que l’on appelle de le peuple ». L’hommage rendu devant le monument d’hommage au comte de Chambord — prétendant légitimiste au Trône de France, à la fin du XIXe siècle — a été suivi d’une messe dans la chapelle expiatoire du Champ des martyrs, à Brec’h.

Historiquement, Saint-Anne-d’Auray se manifeste comme pôle majeur de l’Ouest légitimiste avant même les prétentions du comte de Chambord, se signalant lors de l’insurrection de Marie-Caroline de Bourbon-Siciles, la duchesse de Berry, en mars 1832. Voisines du pèlerinage de Sainte-Anne, les dames de Vannes et d’Auray s’entendent alors, en pleine conjuration, pour faire dire une messe basse en faveur de la duchesse. Tenue en décembre, elle fait suite à son emprisonnement à Nantes, quelques semaines plus tôt.

Mais c’est véritablement la succession d’un nouveau prétend légitimiste au Trône après la mort de Louis-Antoine d’Artois, duc d’Angoulême, qui donne à Saint-Anne-d’Auray ses lettres de noblesse dans l’imaginaire blanc. En septembre 1844, plusieurs centaines de légitimistes se réunissent en effet pour prier pour le nouveau prétendant, Henri d’Artois, futur comte de Chambord. Le jour de cette cérémonie est choisi en référence à son anniversaire (le 29 septembre) et reconduit annuellement, chaque dernier dimanche de septembre.

Ce choix de date ne varie pas par la suite, le pèlerinage continuant jusqu’à la Première guerre mondiale, puis de manière discontinue ensuite. Précédemment citée, l’érection du monument d’hommage au comte de Chambord après son décès (en 1883) participe aussi à ce maintien d’une forte sympathie légitimiste dans le Morbihan. L’initiateur de cette œuvre statuaire est Athanase de Charette de La Contrie, ancien zouave pontifical, d’illustre famille, qui crée pour ce faire une « Société de Saint-Henri ».

Bâti entre 1889 et 1891, ce monument fait suite à une tentative infructueuse de stèle commémorative à Legé, commune du Pays de Retz, en Loire-Inférieure (actuelle Loire-Atlantique). Il repose sur un piédestal en granit de plusieurs mètres de hauteur, où est installé la statue sommitale en bronze du prétendant au Trône, figuré en roi Henri V, vêtu du manteau de sacre et un genou à terre. La présence à ses côtés d’un ensemble statuaire associant au prétendant de grandes figures historiques (Jeanne d’Arc, Pierre Terrail de Bayard, Bertrand du Guesclin et Geneviève de Paris) donne naturellement un lustre nouveau au pèlerinage annuel des légitimistes bretons.

La hausse de fréquentation de ces rassemblements qui s’ensuit attire d’ailleurs l’attention des autorités. Ainsi, la Police surveille discrètement les rassemblements, notant qui en sont les meneurs. Des arrestations ponctuelles poussent les participants à ruser : régulièrement, des maisons de planches sont bâties, pour qu’il ne puisse pas être reproché que la manifestation s’effectue sur la voie publique.

Hésitations du clergé, entrisme de l’Action française

La progressive érosion de la dynamique légitimiste change cependant la nature du pèlerinage de Saint-Anne. Progressivement, les rassemblements annuels sont pris en charge par l’Action française (AF) — et donc, par des militants tenant davantage de l’orléanisme — ce qui, au reste, ne change rien à l’affluence des participants. Bien au contraire, celle-ci croît chaque année, au point d’atteindre jusqu’à huit mille personnes.

Paradoxalement, le clergé local s’inquiète de l’ampleur nouvelle du pèlerinage. Inquiété en particulier par un discours d’Antoine Schwerer, meneur lorientais de l’AF, il tente d’interdire ces rassemblements. Les participants n’en font rien, excités qui plus est par la séparation des Églises et de l’État.

Ils en viennent même aux mains. En 1906, sept mille d’entre eux, dont beaucoup armés de fourches protègent la basilique et le monument, contre les « républicains ». L’affaire prend une ampleur nationale, remontant jusqu’au président du Conseil, Georges Clemenceau, qui met à l’index le « spectre d’une nouvelle chouannerie incarnée par ces milliers de Bretons réunis en bataille sur la plaine d’Auray ».

Loin de dissuader les légitimistes, les épreuves de la Fusion puis du Ralliement ne changent rien à l’organisation, année après année, du pèlerinage de Saint-Anne. Ceux-ci changent juste de prétendant, se recueillant devant le comte de Chambord tout en refusant de se soumettre au duc d’Orléans et en soutenant la cause du duc de Madrid, Charles de Bourbon : Charles VII pour ses partisans. La Première guerre mondiale donne certes un premier coup au pèlerinage, temporairement abandonné, repris par l’AF, puis interdit et oublié durant un demi-siècle, jusqu’à l’émergence d’un mouvement néo-légitimiste suscité par le centenaire de la disparition du comte de Chambord, en 1983.

Gauthier BOUCHET

L’art, un vol élitiste


Est-il un sujet, parmi tous ceux ayant été abandonné au bon vouloir de nos élites intellectuelles, plus difficile à appréhender et à se réapproprier que celui de l’art ? A l’ère du relativisme, les absolus et les canons de beauté n’ont pas bonne presse, et tenter de les défendre fait courir le risque de passer pour un béotien aux yeux du monde civilisé. Osons prendre ce risque, puisqu’après tout l’avis d’un homme de peu de goût n’a que la valeur que l’on est prêt à lui conférer.

L’art est avant tout un langage, un mode d’expression que l’artiste utilise pour transmettre sa perception de ce qui l’entoure. C’est également un langage, en ce que l’art répond à des codes et à des canons qui viennent informer le contemplateur et qui lui permettent de rattacher une œuvre à un courant artistique, à une école définie.

Historiquement, l’art a toujours eu tendance à recopier le réel afin de transcrire fidèlement le monde qui nous entoure. L’arrivée de la photographie au milieu du XIXe siècle rend cette évolution caduque. L’artiste a dû se réinventer afin de conserver son rôle dans la société.

C’est ainsi que certains sophistes vont lui conférer un rôle mystique, celui d’un être ayant accès au monde idéal, et chargé de nous partager ses lumières. Ainsi, quel que soit le résultat, l’art ne peut désormais plus faire l’objet de la moindre critique se voulant objective.

Le cheminement personnel de l’artiste, son passé, ses combats sociaux, vont peu à peu se substituer à l’analyse artistique de l’œuvre dans la présentation générale de celle-ci. Plus l’œuvre est incomprise, plus l’artiste est génial. Plus l’artiste a de détracteur, plus l’œuvre a de valeur.

Afin de conserver ce mysticisme et de maintenir cette illusion, l’artiste doit repenser son œuvre à chaque instant : c’est désormais ainsi que l’art évolue, non plus dans une recherche d’excellence ou de perfectionnement, mais simplement par opposition à ce qui s’est fait précédemment. L’art n’est plus une œuvre, mais un simple raisonnement sur l’art.

Si une création ni choque ni ne bouleverse, les quelques intellectuels auto-proclamés gardiens de la culture la rejettent d’un revers de main et des discussions mondaines. Les différents courants ne répondent donc plus à une progression, mais seulement à un flot incessant de changement, que certains appellent le progrès.

Art pour tous, ou art pour personne ?

De ces réflexions en découlent d’autres. Si l’art est un langage, il faut en posséder les codes afin de le comprendre. Et si ces codes ne sont pas partagés par tous, alors l’art n’est pas accessible à tous, mais jalousement conservés par une méprisable élite se réclamant du progrès : il n’est alors, au fond, accessible à personne, ou presque.

Il ne reste aux ignorants qu’à faire confiance à ceux qui savent, à ceux qui sont éclairés, à ceux qui partagent cette connaissance. Où peut-on apprendre ces codes ? Certaines villes ne possèdent qu’un seul musée au sein duquel on ne peut observer qu’un seul courant artistique.

Il faut repenser ces musées, afin de leur donner une dimension pédagogique, faisant passer le contemplateur d’une ère artistique à une autre, en lui permettant de suivre l’évolution chronologique de l’art. Et, de temps en temps, osons rappeler que les artistes ne sont pas des êtres à part, et que lorsqu’une œuvre est laide, le dire n’est pas manquer de culture, mais plutôt savoir observer. Peut-être qu’aux yeux de certains, les sens sont devenus trop vulgaires pour apprécier une œuvre d’art…

Guillaume PEGUY

La Rochejaquelein, ou le triomphe de la vertu


Pas un manuel scolaire ne cite son nom. Pas une statue ne commémore celui qui pendant plusieurs mois a mené une véritable guérilla contre la République irréligieuse en Vendée. Pas un seul politicien ne l’a cité au cours d’une de ces insupportables logorrhées auxquelles on voudrait nous habituer.

Ici, nous célébrons la mémoire de Henri du Vergier, comte de La Rochejaquelein, né en 1772, au château de La Durbelière, près de Bressuire. C’est une mémoire bafouée par l’Histoire, justement parce qu’elle est immortelle.

Le 26 septembre 1895, qui est un jeudi, une foule de vingt-mille personnes afflue à Saint-Aubin-de-Baubigné, dans le Nord du Poitou1. Ils se rassemblent pour ériger un bronze monumental à l’effigie de Henri de La Rochejaquelein (image ci-dessous). La journée avait bien commencé. À dix heures se déroulait la messe solennelle présidée par monseigneur Catteau, évêque de Luçon, monseigneur Pelgé, évêque de Poitiers, et monseigneur de Cabrières, évêque de Montpellier.

Ce dernier prononça l’oraison funèbre de Monsieur Henri. Un grand banquet fut offert par le marquis de La Rochejaquelein aux personnes qui avaient souscrit pour la statue, aux familles présentes, au clergé venu de toutes les paroisses environnantes ainsi qu’à leurs ouailles qui avaient afflué à l’annonce de l’événement.

Dans l’après-midi on inaugura en grande pompe la statue réalisée par le Prix de Rome 1859, Alexandre Falguière. Du haut de ses deux mètres quinze la statue domine la campagne.

Elle représente le jeune général vendéen debout, avec ce regard d’aigle qu’il eut toujours, la main sur la garde de son épée, le scapulaire du Sacré-Cœur sur la poitrine et dans une attitude de commandement. L’œuvre, plébiscitée par la presse locale pour sa qualité et son audace, insiste sur le courage et sur la droiture de ce Vir Luminae (sic. homme des Lumières) qui n’avait que vingt ans quand, le 16 avril 1793, des paysans de Mauléon vinrent le chercher pour qu’il prenne la tête de leur armée.

Pourtant, rien ne prédestinait Henri au destin qu’il a eu. Il était un timide maladif, comme le raconte la marquise de La Rochejaquelein dans ses Mémoires. Mais sur le champ de bataille, un autre Henri se dévoilait. Combatif, il ne passait pas par quatre chemins pour écraser l’adversaire. Il défiait au corps-à-corps tous ceux qu’il avait, par chance, raté au pistolet.

Le général républicain Jean-Baptiste Kléber écrit que Henri était d’une valeur brillante et conduisait très bien une action. Ce talent, Henri le doit à son passage à l’école militaire de Sorèze, de 1782 à 1785, qui lui permit d’intégrer le régiment de cavalerie Royal-Pologne. Henri n’était pas n’importe qui.

C’était un noble comme il y en avait encore dans le royaume de France en ce siècle. Il faut rappeler que lors de la prise des Tuileries, en 1792, Henri combattait au côté des gardes suisses de Louis XVI. Il en prit son parti.

La marquise de La Rochejaquelein rapporte ces mots qu’il avait eus en partant à Paris : « Pourquoi veut-on que je sois un général ? Je ne veux être qu’un hussard, pour avoir le plaisir de me battre2. » Indubitablement Henri incarnait autre chose que des Lumières aseptisées de toute croyance et de tout salut.

Il faisait le triomphe de la vertu : fort dans la bataille, bienveillant avec tous, amoureux inconditionnel de la Patrie et pieux catholique. N’en déplaise aux salons parisiens de madame Geoffrin et du prince de Conti, Henri fut un Spartiate qui croyait en un Dieu miséricordieux et fraternel.

Pour conclure, voici un texte qui évoque l’héroïsme du marquis. Il s’agit de la Cantate de Saint-Aubin-de-Babigné, écrite en 1900 :

S’il est un lieu des plus sublimes
Sur notre sol,
Où l’Honneur qui cherche les cimes
Fixe son vol ;
Où dans le sang la foi trempée
Prit comme un bain
Aux jours de la grande épopée,
C’est Saint-Aubin !
C’est là qu’un château, du seizième
Gardant le sceau,
Des La Rochejaquelein même
Fut le berceau.

Bibliographie

  • Chabot (de), Françoise. Henri de La Rochejaquelein, généralissime des Armées catholiques et royales (1772-1794), première édition, 1889.
  • Deluguet, Marie-Claire. Henri de La Rochejaquelein, le chevalier-enfant. Maulévrier, Hérault, 1988.

Iconographie

Le modèle en plâtre du Monsieur Henri de Falguière se trouve aujourd’hui au Musée des Augustins de Toulouse. C’est le même cas de figure pour le Pardon de Bonchamps, dont l’épreuve est soigneusement conservée au Musée d’art et d’histoire du Choletais.

Sculpté par David d’Angers, le marbre avait été commandé par le roi Louis XVIII en 1826, en hommage à ce général vendéen mort en libérant des prisonniers républicains après la déroute des Vendéens à la bataille de Cholet. En 2011 l’association historique du Souvenir vendéen la commune de Saint-Aubin-de-Baubigné (désormais commune associée à Mauléon) ont déplacé le bronze monumental sur le giratoire de Nueil-les-Aubiers, à l’Est de la commune, au lieu où Henri remporta sa première grande victoire sur les républicains, le 18 avril 1793.

Le Souvenir Vendéen contribue à la recherche historique sur les guerres de Vendée. Dans ses travaux, il met en avant les hommes et les femmes qui s’y sont illustrés.

Alexandre Falguière, Monsieur Henri, bronze, 1895, Mauléon, Deux-Sèvres, Saint-Aubin-de-Baubigné. © Vendéens & Chouans

Portrait de Henri de la Rochejaquelein extrait de l’édition de 1809 des Guerres de Vendée de Beauchamp. © Château de Pugny

Notes


1 – « Une statue et une chanson pour Henri de La Rochejaquelein », Nicolas Delahaye, Le Souvenir Vendéen, 26 septembre 2017.

2 – Victoire de Donnissan de La Rochejaquelein, Mémoires de Madame la marquise de la Rochejaquelein, 6e édition, 1848, p. 151-152

3 – François de Saint-Mesmin, Cantate de Saint-Aubin-de-Baubigné, in « Revue du Bas-Poitou », 1900.

Florestan GOBE

L’homme, mesure de toute chose ?


« L’homme est la mesure de toute chose : de celles qui sont du fait qu’elles sont ; de celles qui ne sont pas, du fait qu’elles ne sont pas. » écrit le penseur thrace Protagoras (481-411 avant Jésus-Christ) selon une citation incluse dans le Théétète de Platon. Depuis l’Antiquité, deux grandes écoles, deux courants de pensées s’opposent sur ce sujet : le sophisme d’un côté et la philosophie de l’autre, le premier permettant à la seconde de s’affiner afin de s’approcher toujours plus de la vérité.

Savoir que l’on ne sait rien est le fondement de toute construction de pensée, mais elle ne doit pas en être la fin. La philosophie est l’amour de la sagesse, et l’on attend du philosophe qu’il nous l’enseigne, dans cette vaste quête du bonheur, ou tout du moins l’on attend qu’il nous guide afin que nous puissions l’atteindre. Le sage est celui auprès de qui l’on vient prendre conseil lorsque le moment est venu de faire un choix, et éclairé par son enseignement, le choix doit devenir limpide, et l’option la plus à même de produire un bien à notre profit doit apparaître clairement.

La liberté découle de la vérité, et non l’inverse. La liberté consiste avant tout dans la capacité à faire un choix, à exprimer son libre-arbitre. Mais pour effectuer un choix, il faut connaître les différentes propositions, ainsi que leurs qualités essentielles. Il ne peut y avoir de choix autrement, et donc de liberté.

Prendre une décision sans connaître la vérité derrière les différents choix, n’est pas choisir, c’est tirer au sort en espérant que cela soit le meilleur bien possible. Un enfant à qui l’on propose un sachet de friandises ou le moyen d’en acquérir plusieurs a besoin d’un guide qui lui enseigne la vérité derrière ce moyen. De même, il a besoin qu’on lui dise que trop de friandises n’est pas bon pour la santé. Son désir du sachet le lui présente comme un bien, mais n’en fait pas un bien pour autant. La perception que l’on peut avoir des choses et des gens n’influe pas sur leur réalité. Admirer un dictateur ne crée par une nouvelle réalité où cette personne devient un héros. Un meurtrier reste un meurtrier, quel que soit le nom qu’on lui donne.

Ainsi, le philosophe se rapporte perpétuellement au réel, tandis que le sophiste se rapporte à sa propre opinion. La vérité existe indépendamment d’eux, et ce qui les distingue est précisément cet amour de la sagesse qui pousse le philosophe à la rechercher. Savoir que la vérité existe pousse l’homme à la trouver, tandis que se penser détenteur d’une certaine vérité ne pousse pas à approfondir la réflexion.

L’homme ne peut être la mesure de toute chose puisque les choses sont ou ne sont pas, indépendamment de celui-ci. Est-il plus grande arrogance que de n’appréhender le monde qu’à l’aulne de sa seule perception ? Comment le comprendre si l’on n’en recherche pas le sens ? Comment le respecter et l’aimer s’il se conforme nécessairement à sa propre volonté ? Avoir une opinion ne constitue pas une vérité, car l’homme réel est imparfait et sujet à l’erreur. Trouver quelque chose bien, beau ou vrai ne lui donne ni ne lui ôte aucun de ces caractères. Cette question renvoie à l’individualité, mais la réalité ne dépend pas de l’individu. L’homme est et les choses sont.

Guillaume PEGUY

Avec We race as one, la F1 perd son âme


Décidément, l’année 2020 aura été l’année où le monde entier sera devenu fou. La Formule 1 était encore un de ces sports qui n’était pas encore atteint par ce sida mental qui imprègne nos sociétés contemporaines : j’ai nommé l’égalitarisme, le politiquement correct, la bien-pensance. La F1 était ce drôle de sport où des gladiateurs des temps modernes s’affrontaient sur un circuit, et tournaient en rond depuis des décennies pour être le premier…

Qu’on se le dise. Ce We race as one n’est ni plus ni moins qu’une vaste entreprise de subversion pour politiser la F1 et, en vérité, tuer notre sport à terme. Le numéro 44 aura a donc sonné la charge pour impliquer la F1 avec les Black lives matter (BLM, Les vies noires comptent). Malgré la protestation des fans, personne parmi les instances de la F1 n’a pu s’opposer à ce raz-de-marée médiatique, et l’hystérie collective s’est emparée du paddock, qui s’est alors drapé de magnifiques drapeaux lesbien, gay, bi et trans.

Pour les belles âmes, la F1 était un totem à abattre, et ils sont en passent d’y parvenir. J’entends alors parler « d’inclusivité » « d’égalité » « de lutte contre le racisme ». Ce sont autant de concepts qui me laissent pour le moins perplexe.

Parlons d’abord d’inclusivité et d’égalité. Deux notions qui sont antinomiques avec l’esprit de la course automobile. Sur un circuit, seul les meilleurs, les plus forts, les plus intelligents sont récompensés. Les minus, les losers, les pleutres, sont écrabouillés … et c’est formidable. La F1, ce n’est pas l’égalité, mais l’excellence. L’égalité dans le sport finira toujours sur la route de la médiocrité et à la prime au moins méritant.

L’excellence partout, tout le temps : c’est cela la Formule 1, du choix du pilote à la moindre pièce de carbone. Vous verrez que si cela continue, la Formule 1 finira par adopter des quotas basés sur le « sexe », « la race » ou tout autre élément de la population considéré comme « discriminé ». Or, comme l’excellence et la discrimination sont à la base de la Formule 1, discriminer, c’est choisir, et ici comme dans la vie réelle, on choisit toujours le meilleur.

Ce sport est un vaste écosystème darwinien, où seuls les plus gros poissons subsistent. Ceux qui veulent changer cela n’ont soit pas compris l’essence de ce sport – et alors, ils feraient mieux de rester regarder le football – soit ils en ont pleinement conscience, et alors il faut les arrêter à tout prix avant qu’il ne soit trop tard.

Parlons du racisme à présent. Là-aussi, la Formule 1 a commis le crime de lèse-majesté. Ce sport a eu le malheur d’avoir été créé par des hommes occidentaux. Un sport de « white male toxic » en somme, où des gentlemen ont décidé au sortir de la Deuxième guerre mondiale de dépenser leur argent pour des sensations fortes. Puis, les machines sont devenues de plus en plus sophistiquées, et la discipline a commencé à brasser énormément d’argent.

Des légendes ont émergé : Lauda, Stewart, Prost, Senna, Balestre, Ecclestone, Schumacher et même Hamilton ! Le sport artisanal est devenu un sport d’élite, un sport d’exception. Alors, oui ! Dans ce tableau, il y a beaucoup d’hommes blancs, et alors ? Il y a beaucoup – et c’est peu dire – d’hommes noirs chez les sprinteurs, les meilleurs basketteurs sont noirs, la France, avec une équipe presque intégralement composée d’individus noirs a peut-être gagné le plus prestigieux des trophées sportifs en 2018.

Mais alors, l’homme blanc devrait donc toujours s’effacer sur l’autel de l’égalité et de l’antiracisme ? Les plus belles voitures sont le fruit du génie des hommes blancs, Enzo Ferrari, Steve Nichols, Adrian Newey et tant d’autres… serait-ce inacceptable ? Ça aussi il faudrait aussi l’effacer ? Le renier ? Faudrait-il s’excuser d’avoir créé de telles merveilles ? Où va nous mener cet ethnomasochisme ? Pour quelle raison les instances de la Formule 1 posent-t-elle leur genou et s’excusent ainsi aujourd’hui ?

Non seulement la F1 n’a pas à s’excuser, mais elle est même à mon sens exemplaire en matière de diversité. Quel sport peut se targuer de faire le tour du monde aujourd’hui ? La Formule 1 est peut-être le sport le plus mondialisé actuellement. A quoi rime ce zêle ?

Chaque année, les fans peuvent découvrir des paysages du monde entier en profitant de panoramas époustouflant en Asie, en Europe, en Amérique du Sud et du Nord ! L’Afrique ? Le championnat est déjà passé sur ce continent par le passé, et ce serait pour notre plus grand plaisir s’il pouvait y retourner dans les prochaines années. Il suffit d’avoir un circuit homologué et les investissements nécessaires. La Hollande et le Viêt-Nam l’ont bien fait ces derniers temps, pourquoi pas un pays africain ? En tout cas, n’allez pas y chercher une quelconque trace de racisme fantasmé.

Concernant les pilotes, que ce soit en F1 ou dans les catégories inférieures, on trouve des jeunes et des moins jeunes de toutes les nationalités. La Formule 1 a-t-elle fait preuve de racisme, en promouvant le thaïlandais Albon chez Redbull tout en dégradant un blanc bien de chez nous comme Gasly ? La Formule 1 a-t-elle fait preuve de racisme en permettant à un noir de battre quasiment tous les records de la discipline en la personne de Lewis Hamilton ?

Le plateau de la catégorie reine du sport automobile n’est pas moins diversifié que beaucoup d’autres sports. Mais évidemment, cette diversité-là ne suffisait pas, et elle n’était pas celle des lobbies. Il y a une chasse aux sorcières, une offensive progressiste menée contre ce sport. Alors, je veux bien tout ce qu’on veut, je veux même bien voir une équipe africaine émerger, mais qu’elle se donne autant de moyens qu’un constructeur comme Honda, qui a su trouver sa place, sans se plaindre, mais en travaillant comme des acharnés, et gagner de nombreux championnats à la sueur du front des ingénieurs de Sakuza et non pas sur un plateau d’argent comme cela semble se profiler pour les années qui viennent.

Alors, que faire ? Se retirer sous sa tente ? Boycotter ? Se mettre au MotoGP, comme beaucoup l’ont déjà fait, mais pour d’autre raisons ? Je peux finalement encore prendre un peu sur moi-même, car il serait trop simple de renoncer. Ce n’est pas à ces gens qui ne connaissent rien à ce sport de dicter leur agenda politique. J’ai assez des artistes et des articles du Monde ou de France Télévision pour me donner des leçons.

Il serait trop simple de renoncer alors que certains pilotes et non des moindres ont décidé de s’exposer personnellement. Il s’agit notamment du néerlandais Max Verstappen, de l’espagnol Carlos Sainz Jr, du russe Daniil Kvyat, de l’italien Antonio Giovinnazi, du monégasque Charles Leclerc et enfin du «ice man », Kimi Raikkonnen qui n’allait pas s’émouvoir pour si peu.

Ces hommes ont eu le courage d’affronter la potentielle vindicte médiatique. En préservant leur honneur, ils ont préservé celui de leur sport pour lequel ils ont déjà tout donné. Ces six immenses pilotes ont tenu la seule position qui vaille : Lutter contre le racisme, bien sûr. Crier avec les loups en perdant sa dignité, jamais. On saura peut-être un jour ce qu’il s’est dit juste avant ce moment entre les pilotes pour savoir s’il fallait se mettre à genoux ou non.

Tenir tête aux Black lives matter

Dans tous les cas, il est extrêmement encourageant de voir que des jeunes pilotes qui pourront lutter pour le titre dans les mois qui viennent et qui sont extrêmement populaires comme Verstappen ou Sainz aient pu tenir tête aux quatorze autres pilotes et notamment au triste sire, Lewis Hamilton. Ce dernier a franchi une nouvelle étape ce dimanche, en arborant un t-shirt Black Lives Matters.

Il a alors fait montre de son militantisme, ce qui ne devrait jamais arriver sur une piste de Formule 1, pour ce mouvement terroriste aux trois quarts, et qui nous promet une société totalitaire. Il ne le sait peut-être pas encore, mais cela, la majorité silencieuse des fans de F1 ne lui pardonnera jamais pour cet affront. Car j’ai vu les commentaires sous les publications de la page Formula 1, et ils saluent dans une unanimité presque général l’attitude des six pilotes restés debout, tout en dénonçant dans le même temps celle déplorable et méprisable du sextuple champion du monde britannique.

Oui, nous ne sommes pas seuls, et nous ne voulons pas voir notre magnifique discipline sombrer pour promouvoir injustement des éclopés au pinacle du sport automobile. A présent, il ne faudra jamais s’habituer, toujours critiquer. Alors, peut-être que l’hystérie collective passera, que les sponsors se lasseront, notamment sous la pression des consommateurs de l’Est.

D’ailleurs, en guise de conclusion je dirai que notre salut viendra sûrement de l’Est. Tous ces mouvements égalitaristes, antiracistes, en un mot décadents, sont une spécificité de nos civilisations occidentales à bout de souffle. Il est évident que les consommateurs d’Orient et d’Extrême-Orient ne voudront pas de cette chouinerie ambiante et permanente qui se développe dans nos contrées. Ils voudront des modèles forts et virils.

De surcroit, le sport automobile est un sport d’innovation. Les lycéens chinois font des robots en classe, pendant que nous manifestons pour le climat ou que nous nous allumons la gueule au protoxyde d’azote… Alors autant vous dire que les constructeurs devront faire déménager leurs souffleries !

Enfin, je dirai que cette mutation quasiment instantanée de la F1 est un cas d’école de l’échec de notre camp, appelez-le comme vous voulez, la droite, la droite nationale, la droite conservatrice… à imprimer même dans un milieu qui nous semblait acquis. Il aura suffi d’une pichenette, d’une simple déclaration de Hamilton, pour que tout le microcosme de la F1 se mette au garde à vous devant les canons progressistes.

Cela en dit long sur la puissance de feu colossale de nos ennemis, et, finalement, sur le manque de conscience politique de personnalités qui ne semble pas à première vue des militants d’extrême gauche, et qui pourtant se mettent littéralement à plat ventre devant les slogans du camp du Bien. Je ne peux croire qu’un Jean Todt, un Toto Wolff ou un Helmut Marko adhèrent dans la vie de tous les jours à des idées aussi gauchisantes.

Julien GROT

Héraldique, la passion des blasons


Même si vous n’êtes pas d’origine noble, vous pouvez avoir votre propre écu. Comment ? En déposant votre blason à l’Institut national de la propriété intellectuelle (INPI), qui vous dira si, oui ou non, vous pourrez utiliser telle ou telle image.

Quelques mots sur l’origine de l’héraldique

Selon Claude Wenzler, dans Le Guide de l’héraldique : histoire, analyse et lecture des blasons, édité en 2015 chez Ouest-France, « on considère que les premières armoiries véritables apparaissent vers 1130 ». Mais l’auteur a précédemment indiqué que depuis l’Antiquité, « seules les enseignes permettaient d’identifier des groupes de combattants ».

Il est en effet nécessaire de rappeler que l’héraldique provient d’une nécessité militaire, qu’elle est à la fois une science, un art et un langage.

Logos de Ferrari et de Lamborghini

Logos du Stade Français et de Arsenal :

Des blasons, mais pourquoi donc ?

Évidemment, la plupart des gens pensent aux écus des familles. Mais les blasons sont également très présents dans les marques commerciales (Ferrari, Lamborghini, etc…).

Il y a également les blasons des communes, départements, régions, pays. N’oublions pas non plus les associations (notamment les clubs de sports !), qui peuvent utiliser le langage héraldique, les écus sur les demeures, et moult autres cas !

De plus, n’oublions pas que les logos sont une expression moderne de l’héraldique, et que les armoiries sont encore d’actualité dans les insignes militaires.

Logos de Mercedes-Benz et BMW

Armoiries de la Ville de Saint-Malo et de la principauté de Monaco

Anecdotes sur l’héraldique

Voici deux petites histoires pour vous faire esquisser un sourire :

Joël Lergenmuller, hérault professionnel installé à Dinan (35), me disait quand je suis passé le voir : « Ah ! C’est une profession où on rencontre un paquet de gens vaniteux ! ». Alors que chacun sait qu’une famille est une entité très vivante. Pourquoi se vanter de l’écu réalisé par un de ses ancêtres ?

Il est évident que les symboles préférés d’un grand-père Corse, violoniste et monarchiste, ne sont pas forcément les symboles adulés par un petit-fils Basque, forgeron et Bonapartiste ! C’est pourquoi je conseille de réaliser un écu POUR SOI, en priorité.

Quand je faisais les marchés, un monsieur c’est arrêté pour me montrer une chevalière qu’il avait ramassé sur la plage. Fort de mon incroyable savoir, j’ai essayé de déchiffrer le sens des symboles qui étaient sur celle-ci. Mais premièrement, avec le recul (grâce à quelques connaissances glanées depuis) je suis persuadé de m’être trompé sur certains points.

Et deuxièmement, sans une transmission orale ou écrite des aïeux, l’interprétation d’un écu, d’une devise ou autre, peut s’avérer totalement impossible (ou très hasardeuse).

Exemples d’aquarelles

Réinterprétations du logo de Volvo et de Cadillac

Quelques conseils pour un blason

Privilégiez le bouclier rond. Qu’il reste au stade du dessin ou qu’il soit réalisé par vous-même ou un artisan, privilégiez un bouclier rond au bouclier « rectangulaire ».

D’abord d’un point de vue esthétique, parce que le bouclier « rectangulaire » sera toujours un casse-tête concernant les proportions de longueur et largeur. Parce que il existe toute une catégorie de pointes. Qu’ensuite, la pointe, justement, donne un effet « entonnoir » à certaines représentations (empêchant l’artiste de s’exprimer sur toute une partie du bouclier).

Pour finir, c’est une sécurité à de nombreux niveaux. Des marques comme Mercedes-Benz et BMW ont préféré cette forme. Captain America également. Et n’oublions pas notre cocarde.

Ensuite du point de vue de la transmission, sur les boucliers « rectangulaires », il est très facile de faire une erreur quand l’on recopie l’image sur un autre bouclier « rectangulaire » parce qu’il est légèrement différent (proportion, forme de la pointe etc…).

Pour finir d’un point de vue légal, si je prends mon petit « Armorial des principales maisons du royaume » de Pierre-Paul Dubuisson de 1757 réimprimé par les compagnons de Jean de Bonnot, je constate que les armoiries répertoriées sont toutes sous forme « rectangulaire », donc vous aurez plus de chance de faire enregistrer à l’INPI, une image « neuve » sur une forme ronde, car elle était moins usitée par la noblesse.

Il existe bien d’autres formes de boucliers comme le bouclier « triangulaire » (très stylisé) utilisé par Lamborghini, Lancia & Triumph par exemple.

Quelles armes placer derrière mon bouclier ?

Cela dépend pour qui est fait le blason. C’est pourquoi je conseille d’en avoir plusieurs (et au moins un caché du public que l’on transmet en secret à ses héritiers ou partisans).

Je conseille toujours d’utiliser des armes croisées, derrière le bouclier, car la symétrie est un facteur important dans l’héraldique (cela est très agréable à l’œil en effet et cela fait partie du « jeu »).

Selon le message que vous souhaitez transmettre, vous pouvez placer des épées, des haches à double tranchant (francisque), des canons, des tridents, des hallebardes etc…

Faut-il aller jusqu’à ajouter d’autres éléments à l’écu ? Tenants/supports/soutiens ? Cimier ?
Lambrequin ? Etc…

C’est beaucoup de travail de recherches (même si c’est des recherches sur soi-même), cela prend beaucoup de temps, c’est beaucoup d’argent dépensé en modifications ou peaufinages demandés à l’artiste etc…

Je ne conseille pas d’aller sur le terrain des tenants/supports/soutiens tant que on est pas sûr et certain d’avoir un écu qui tienne la route (attendre 1 an ou 2 avant de se lancer dans cette entreprise d’ajouts).

D’autant que certaines « décorations » peuvent faire l’objet de règles légales qui peuvent nécessité les conseils d’un généalogiste pour ne pas faire d’erreur.

Que penser des banderoles portant les devises ?

Si il est bien un élément graphique qui coûte cher et qui soit technique, c’est bien la banderole (et/ou l’emplacement où l’on souhaite exposer la devise/cri de guerre/cri d’armes etc…).

Je déconseille l’usage des banderoles sur les armoiries, dans la grande majorité des cas. Car c’est un objet graphique très fin et aujourd’hui (notamment depuis la révolution de l’art-déco qui est née à Paris en 1925) les mots sont devenus ÉNORMES (sur les affiches publicitaires par exemple)
remplaçant souvent tout autre dessin (une marque comme « Hummer » par exemple, n’a pas de logo).

Si vous souhaitez faire reproduire vos armoiries sur une chevalière (par exemple), une petite banderole avec une fine devise… sera très problématique pour le graveur.

Que penser justement des devises ?

Que penser de la parole, plus globalement ! « La parole a été donnée à l’homme pour dissimuler sa pensée » disait Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord.

Si vous souhaitez exposer vos armoiries sur un bien immobilier, il sera visible de tous. Souhaitez-vous que votre devise (qui est quelque chose d’intime) soit exposée ?

Une devise a souvent pour but d’encourager. Que ce soit vos descendants ou vos partisans. Les mots que vous avez choisis et assemblés, ont quelque chose de magique. Je ne pense pas que cela soit utile de les exposer à vos ennemis.

Citons quand même, pour finir sur ce sujet, quelques superbes devises des soldats Français, que vous pouvez retrouver ici. Citons entre autres :

« Il n’est de richesse que d’hommes. »
Batterie Belledonne, 3e d’artillerie de montagne
« Le Diable rit avec nous. »
Troupes aéroportées
« In cauda venenum. » (Dans la queue, le venin.)
Compagnie de combat des Scorpions, 3e du 2e Régiment d’infanterie (RI) de Marine

Il y en a bien d’autres. Elles sont sensationnelles. Du reste, n’oublions jamais que ce sont ces devises qui ont empli le cœur de nos soldats lors de leur ultime acte de bravoure. Ce sont ces devises et ces insignes qui les ont inspirés pour aller au bout d’eux-mêmes. C’est souvent la dernière chose que leurs yeux ont vu. Il s’agit là d’un patrimoine absolument sacré.

Les conseils d’un professionnel

Si le blason est pour un usage professionnel (même pour aller sur une simple carte de visite) : oui. Si c’est pour un usage strictement privé : pas forcément.

Mon activité mercantile de création et rénovation de blason est terminée. Mais si vous souhaitez des conseils sur la création ou la rénovation d’un écu, je serai ravi de vous aiguiller autour d’une invitation au restaurant (croquis offert).

Si par la suite, vous désirez faire faire une belle image qui puisse être reproduite, je vous orienterai vers la personne avec qui je travaille pour les créations sur ordinateur.

Le mot de la fin, n’oubliez pas que de tous les héritages que vous transmettrez à vos enfants et/ou à vos partisans, une petite image ou une petite devise, seront peut-être les legs qui resteront le plus.

Antoine PAUGAM

Un juste-échange, et de légitimes frontières

Tribune


Dans une tribune diffusée sur les sites du Monde et de France inter le 6 mai dernier, Nicolas Hulot, ancien ministre de la Transition écologique et solidaire, propose ce qui semble être une vision d’ensemble du monde de l’après-coronavirus. Encore ce terme de « vision » est-il sans doute excessif, tant étonne la forme de cette contribution au débat. Il ne s’agit en effet pas d’un texte théorique, mais, en fait, d’une centaine de mesures ; non pas des orientations construites et encore moins novatrices, mais de vagues aphorismes, lieux communs sur à peu près tous les sujets possibles.

L’ensemble dessine la France, l’Europe et l’Humanité d’après la pandémie, pour qui, selon l’auteur, écologue controversé, « le temps est venu » de se repenser en profondeur. Les banalités s’enchaînent : du fait de « poser les premières pierres d’un nouveau monde » à la nécessité de « créer un lobby des consciences », en passant par une évolution vers « des démocraties inclusives ». Rien ne manque dans ce laïus progressiste, orienté à gauche et fortement teinté d’écologie.

Cette prégnance de la thématique écologique dans ce texte de Hulot — après tout conforme au personnage — ne lui donne pas pour autant un enracinement dans un réel quelconque. Cette longue tribune n’est qu’un appel à l’utopie. Totalement hors-sol, elle cumule le fait de n’être pas un texte théorique et de ne suggérer aucune mise en pratique, puisque, ne proposant rien au sens propre.

L’impossible praxis du discours de Hulot, déjà éprouvée en 2007 avec son Pacte écologique, confirmée par le fumeux Grenelle de l’environnement (inspiré de son puissant lobbying vert auprès des politiques de gauche comme de droite) jusqu’à son entrisme opportuniste au sein du gouvernement Macron-Philippe, pourtant peu préocuppé par l’environnement, devrait alerter une majorité des Français. Après des décennies de « parler-vert », Hulot n’est plus qu’un écologue de salon, sans l’agir. Surtout, Hulot oublie l’essentiel : non seulement les collectivités humaines, de la cellule familiale à la communauté des Nations, n’ont pas besoin de lieux communs, mais, au surplus, elles requièrent urgemment deux choses dont il ne parle jamais, que sont un juste-échange, et de légitimes frontières.

Repenser les échanges, réhabiliter les frontières

Ce postulat de repenser les échanges et de réhabiliter les frontières, au-delà d’être celui des courants souverainistes et identitaires, est celui du bon sens. Si un « monde d’après » doit naître, qui soit suffisamment distinct de l’ancien, ce sera sur ces bases, ou bien, ce nouveau monde ne sera pas. Hulot, comme le camp progressiste en général, est cependant incapable de poser lesdites bases, concevant l’avenir sans en saisir sa réalité multipolaire, éludant la complexité du XXIe siècle par les raisonnements mécanistes du XIXe : positivisme, vérité absolue du Marché, technocratie et bipartisme.

En se refusant de penser, Hulot et les siens mentent par ailleurs par omission quant à leur rôle vis-à-vis de l’état du monde, car sa génération, celle du baby boom d’après-guerre, est directement responsable. Le monde d’après cette crise doit quitter le dogme néo-libéral du libre-échange pour viser un juste-échange, relocalisant au plus près les circuits de production, de consommation et de recyclage. Et l’idée de frontière, qui était jusque-là l’exception, et vient d’être symboliquement revivifiée par les politiques de confinements appliquées par différents États, doit devenir la norme : frontières économiques à une échelle nationale par le protectionnisme industriel et agricole, frontières physiques face aux flux migratoires croissants, qui menacent l’identité des peuples européens.

Gauthier Bouchet