Entretien avec Céline Tacher (Collectif Némésis)


CERF : Qu’est-ce que le Collectif Némésis ? Pouvez-vous présenter la genèse de votre mouvement en quelques mots ?

Céline Tacher : Le Collectif Némésis est né en octobre 2019, à l’initiative d’un groupe d’amies de tous horizons, qui en avaient assez de se prendre des réflexions sexistes voire des insultes grossières dans la rue sans réagir. De plus, ce mouvement permet une alternative aux mouvements dits « féministes », qui favorisent leur idéologie gauchiste au détriment des droits réels des femmes.

CERF : À titre personnel, vous êtes également engagée au Rassemblement national (RN). D’où vous vient ce goût pour le militantisme ?

CT : Effectivement, je suis engagée au RN depuis 2014. J’ai hérité de cette fibre militante grâce à mes parents qui, depuis 1988 sont au sein de ce mouvement politique, alors Front national (FN). Pour moi, on ne peut pas se plaindre des événements en France ou même dans le monde sans réagir.

C’est pour cette raison que j’ai décidé de militer au sein du RN et, depuis septembre 2020, chez Némésis. Il faut se battre maintenant pour que demain la condition de la femme française ne soit plus bafouée au profit de minorités gauchistes et pro-immigration voulant nous faire perdre nos libertés.

CERF : De quel mouvement politique sont majoritairement composés les effectifs de Nemesis ?

CT : Les membres de Némésis sont issues de différents mouvements de droite comme de gauche (minoritaires). Certaines se revendiquent aussi comme apolitiques. Mais, au-delà des partis politiques, nous voulons que ce collectif réunisse le plus de femmes volontaires, farouchement amoureuses de ce que nous considérons comme la civilisation occidentale, et prêtes à la défendre en se battant.

CERF : Némésis a mené une action le 31 janvier dernier pour dénoncer l’islamisation. Allez-vous, à l’avenir, multiplier ce genre d’opérations de communication coup de point, à l’instar de Génération identitaire (GI) ?

CT : Effectivement, notre action du 31 janvier, consistant pour une cinquantaines de jeunes femmes à revêtir une burqa en brandissant une banderole « Les Françaises dans cinquante ans ? », a fait grand bruit sur les réseaux sociaux. Notre présidente a d’ailleurs fini en garde à vue. Au final, cette manifestation a même eu des échos jusqu’en Espagne et en République tchèque. Forts de ce succès, nous allons multiplier les actions comme celle-là.

CERF : Doit-on vraiment s’opposer au port du voile, alors que se couvrir les cheveux à longtemps fait partie des civilisations européennes, et que cette pratique n’a disparue que très récemment depuis la libération sexuelle ?

CT : La place de la femme dans la société a énormément évolué à partir de la Troisième République, par l’accès à l’instruction des femmes. Effectivement, le port du voile a longtemps été pratiqué dans nos civilisations européennes, mais ce n’était pas pour satisfaire la demande des islamistes.

Aujourd’hui, certaines femmes portent le voile islamique par choix, et non par obligation, contrairement à certains pays où les femmes sont condamnées voire même tuées, car elles voulaient tout simplement retrouver leur liberté. Il ne faut pas oublier que le port du voile en France sert d’abord d’instrument politique et est une réelle soumission de la femme.

Ce n’était pas le cas les décennies passées, époque où porter un voile faisait partie des traditions, et n’était pas du tout politique. Aujourd’hui, une femme qui ne porte pas le voile et qui a une jupe est vue comme une prostituée par une certaine minorité étrangère violente et agissante et qui se donne le droit de la harceler…

« Contrairement au “féminisme traditionnel”, nous ne nous voilons pas la face quant à l’origine de nos agresseurs et nous ne pointons pas du doigt “l’homme blanc” comme principal agresseur. »

— Céline Tacher

CERF : Qu’est-ce que le féminisme identitaire ? Quelle est sa différence avec le féminisme traditionnel ?

CT : Contrairement au « féminisme traditionnel », nous ne nous voilons pas la face quant à l’origine de nos agresseurs et nous ne pointons pas du doigt « l’homme blanc » comme principal agresseur. Nous n’avons pas peur de dénoncer le fait que l’augmentation de l’immigration en France est accompagné d’une augmentation du nombre de viols et agressions sexuelles commis sur notre territoire.

Pour préciser notre propos, selon une source du Ministère de l’Intérieur, 63 % des violences sexuelles commises en 2019 dans les transports en commun d’Île-de-France sont dues à des individus d’origines étrangères, ce qui n’est pas anodin. Toutefois, ceci est passé sous silence par les médias en général et les pseudo-défenseurs des droits des femmes !

CERF : Vous déclarez revendiquer l’héritage des « premières féministes ». Quels sont les « progrès » concrets dont vous vous revendiquez ?

CT : De manière peut-être contre-intuitive, nous  puisons notamment dans l’histoire du XXe siècle ; ainsi, l’héritage de 1944, marqué par l’octroi du droit de vote aux femmes en France. Nous percevons également de manière positive la loi de 1965 portant réforme des mariages matrimoniaux. En effet, depuis promulgation de cette loi, les femmes peuvent gérer leurs biens propres et exercer une activité professionnelle sans le consentement de leur mari.

Nous jugeons aussi comme un apport la loi de 1980 reconnaissant le viol comme un crime. Des mesures plus récentes comme la mise en place d’un numéro unique destiné aux victimes et témoins des violences conjugales (le 3919), prouvent une fois encore que les droits de la femme ne sont plus laissés de côté, et nous pensons qu’il faut les prendre comme des acquis. Il y a une vrai prise de conscience. Mais le chemin est encore long. Il faut donc continuer de se mobiliser ensemble.

CERF : Quels sont les « remèdes » que vous prônez pour répondre à ces maux ?

CT : Les mesures que nous proposons sont bien évidement de nature morale. Nous souhaitons expulser les étrangers et les personnes ayant la double nationalité, qui ont commis des crimes ou des violences au sein de notre territoire. Nous voulons aussi que les agresseurs et les violeurs soient punis plus sévèrement comme ils devraient l’être pour leurs actes ignobles. Nous luttons aussi contre l’islamisation grandissante qui représente une vraie menace en France.

De plus, nous soutenons la mise en place d’un bracelet d’éloignement du conjoint violent afin de lutter contre les violences conjugales et éviter qu’il ne puisse s’approcher de sa victime. Également, il faut des peines plus musclées et un réel suivi psychologique (voir un internement) pour les multi-récidivistes de crimes sexuels qui sont lâchés dans la nature rapidement après leur peine et sans suivi efficace.

CERF : Comment vous rejoindre ? Avez-vous des sections locales partout en France ?

CT : Nous sommes présentes sur Instagram, Facebook et Telegram. Si vous voulez adhérer, il suffit simplement d’envoyer un message à notre présidente, Alice, sur Instagram (Alice_Nmss). Nous avons six sections en France : à Paris, Tours, Lyon, Brest, Caen et Brest ; dans ces deux dernières villes, le collectif est en cours de formation. Nous appelons donc toutes les femmes qui se sentent concernées par notre mouvement à venir nous rejoindre.

0 comments

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *