Tribune : Jeunesse, debout !


Pour toi, jeune français qui te demandes quel sens donner à ta vie ! Tu erres dans les méandres de ta conscience, te demandant quel destin sera le tien, contemplant d’un air navré le monde qui t’entoure et que tu ne comprends plus… À quoi bon ?

À quoi bon être sur cette terre finalement, si ta vie n’est rythmée que par ta paie en fin de mois ou par le nombre d’aventures éphémères que tu collectionnes, si tu as l’impression qu’elle perd de son sens lorsque l’on te lâche un « Vu. » ou qu’il n’y a plus de bière en fin de soirée ? À quoi bon rêver lorsque tout semble aller contre ton idéal, lorsque ton cœur ne bat plus que pour supporter le poids des circonstances qui semblent mal augurer de l’avenir ? À quoi bon lutter lorsque tu te crois isolé contre une armée de fossoyeurs qui au fil des jours, enterrent ce pays pour qui tes aïeux ont parfois donné leur vie ?

« Mort pour la France » : ces quatre mots gravés sur les stèles de pierre gisant ici et là dans nos villes et nos campagnes, témoignent du sacrifice suprême de ces français, tombés au champs d’honneur pour leur pays, tombés pour la liberté, morts parce que plus que personne, ils croyaient en la vie !

Or, nombre d’entre eux se retourneraient dans leur tombe s’ils voyaient maintenant l’état du pays pour lequel ils ont tout donné. Ont-ils laissé une veuve et un orphelin pour que l’on insulte leur mémoire ? Ont-ils souffert le martyr pour défendre jusqu’au bout ce drapeau sur lequel certains crachent maintenant sans que personne ne s’en émeuve ? À quoi bon être mort pour défendre des frontières qui sont aujourd’hui bafouées sans inquiéter quiconque ?

Comment lutter néanmoins ? Comment faire face à tous ces gens qui veulent te dégoûter d’exister, à tous ceux qui te traitent de xénophobes parce que tu es fier d’être français, à tous ceux qui te traitent de raciste parce que tu apprécies ton histoire et ta culture, à tous ceux qui te prennent pour un arriéré lorsque tu crois aux valeurs du mariage, à la famille traditionnelle ou que tu considères que l’homme et la femme sont différents, à ceux qui se moquent de toi parce que tu es simplement fier de qui tu es !

Relève la tête, et ose leur dire dans les yeux que non ! Tu ne baisseras pas les yeux face à leurs insultes ; non ! tu ne t’abaisseras pas face à leur lâcheté ; non ! tu ne cèderas jamais pour satisfaire leurs caprices ; non ! le pays dont tu rêves n’est pas mort et ne le sera jamais tant qu’il y aura des hommes et des femmes pour croire encore en lui !

Ignore tes détracteurs ! Il n’auront de cesse de te mépriser, de te conspuer et de s’acharner contre toi jusqu’ à ce que tu craques. Nous sommes humains avant tout et la peur nous contraint souvent à ne pas prendre de risques. La peur n’éloigne cependant pas le danger comme le dit l’adage. A défaut de beauté, seule la volonté sauvera le monde et lorsque l’on veut, on peut ! Si tu as la volonté au plus profond de toi-même de faire de ta France le pays dont tu rêves, il n’y a qu’une solution : sors de ta routine et bats-toi ! … A l’aveuglement et à la lâcheté se substitueront la lucidité, le courage et l’honneur ! Tant que la frange d’or de notre idéalisme subsistera dans le nuage noir du désespoir, le combat ne sera jamais perdu.

Nous avons tous des raisons plus personnelles de nous engager et des êtres chers pour qui nous serions capables de nous battre jusqu’au bout : songe à tes parents qui t’ont donné la vie, à cette fille que tu aimes à la folie ou à ce garçon à qui tu diras oui, aux sourires de tes enfants qui seront fiers de qui tu auras été, aux camarades avec qui tu as fait les quatre-cent coups, aux amis à qui tu donnerais tout, aux anciens qui t’ont tant transmis, à tous ceux qui pour toi et pour que la France reste la France, ont un jour donné leur vie…

Si tu ne le fais pas pour toi, fais-le au moins pour eux ! Sois comme ces soldats pour qui la liberté n’a pas de prix et qui sont prêts à tomber plutôt que de laisser tuer leurs frères d’arme ! Cet exemple de sacrifice suprême n’est qu’image mais reflète bien un idéal de vie. Ce que tu perds pour avoir défendu ton honneur et tes valeurs, tu le gagneras dans le cœur de ceux qui sauront reconnaître ta juste valeur ! Sois fier simplement de ce en quoi tu crois, de ce que firent tes aïeux et fais en sorte que tes enfants puissent un jour se souvenir de ce que tu auras un jour fait pour eux.

Être fier et engagé

Réveille ton âme de militant qui sommeillait peut-être avant cette semaine ! Engage-toi pour servir tes idéaux ! Sois fier d’être celui que tu es alors que tout semble partir à la dérive. Gagne du terrain mètre par mètre sur le champs de bataille des idées, sois un militant convaincu que la victoire est au bout du chemin, et affronte les embûches qui se dressent au travers de ta route !

Mais prends garde ! Le militantisme est un combat honorable si tu ne tombes pas dans les écueils du déraisonnable et d’une hubris — c’est-à-dire une folie de démesure, au sens des anciens Grecs — qui ne te mènerait nulle part ! Sois humble et crois juste fermement aux idées qui t’animent ! Savoure chaque petite victoire comme une récompense qui t’es faite. Tu pourras être fier de ce que tu auras réalisé et d’être une petite pierre ajoutée à l’édifice français. Tu aimes ton pays, tu as la volonté de t’engager et de faire triompher l’idée que tu te fais d’un avenir radieux : alors n’hésite plus, et bats-toi ! Ne reste pas prostré devant tant de misères, sois juste impatient de vaincre et sois en fier !

« L’espérance est un risque à courir » : A toi, français de cœur et enraciné, puissent ces mots de Bernanos résonner dans ton cœur et rythmer le sens que tu donnes à ta vie…

Jeunesse debout !

« Combien de fois sens-tu que tôt ou tard tu vas lâcher, qu’il serait bien plus simple de renoncer […] Relève la tête et ravive en toi la passion ; tu n’es pas seul alors tiens bon ! » (FTP).

Paul-Arthur ROBIN

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